Le projet EDITH vise à mieux comprendre les disparités européennes dans le traitement de l'insuffisance rénale. Selon le pays, le pourcentage de personnes insuffisantes rénales traitées par greffe peut varier de 20 % (en Grèce) à plus de 70 % (en Norvège). Aussi, l'Union européenne cherche aujourd'hui à comprendre comme se fait le choix des modalités de suppléance, afin de lutter contre les difficultés d'accès à certains traitements.

On constate qu’en Europe, il existe de grandes différences entres les pays concernant le nombres de patients traités par dialyse ou transplantation rénale. Par exemple, en 2015, en France 51% des patients étaient traités par hémodialyse, 4% par dialyse péritonéale et 45% vivaient avec un greffon rénal. Dans quelques autres pays Européens le pourcentage des patients avec un greffon rénal est plus élevé qu’en France, par exemple en Norvège (71%), mais dans autres pays ce pourcentage est plus faible, par exemple en Grèce (20%).

Avec le projet EDITH, soutenu par la commission européenne, nous avons voulu étudier les raisons de ces différences. De ce fait, recueillir, l’opinion des patients nous a paru être très important.

L’agence de biomédecine, support institutionnel du registre REIN qui recueille des données sur la prise en charge des patients avec insuffisance rénale en France a collaboré au projet EDITH.

Les résultats du projet EDITH pourraient améliorer l’accès à dialyse et  plus particulièrement à la transplantation rénale dans tous les pays d’Europe.

Par Rianne de Jong,

médecin et chercheuse sur le projet EDITH

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