Les Maladies Rénales

Les différentes maladies rénales

Les différentes maladies rénales

Différentes routes, même destination 
De nombreuses maladies rénales sont à l’origine de la destruction irréversible des reins, menant ainsi à l’insuffisance rénale chronique.

Les Maladies glomérulaires

  • Les glomérulonéphrites 
    Elles affectent le glomérule. Leur cause n'est toujours pas connue avec certitude mais les infections bactériennes semblent être facteurs de risques. Elles sont dites "primitives". Les glomérulonéphrites peuvent être catégorisées dans de nombreux sous-groupes, n’ayant pas la même vitesse d’évolution pouvant aller de 2 à 30 ans. La biopsie rénale permet d'en faire le diagnostic. 
     
  • Les atteintes glomérulaires liées à des maladies générales 
    Elles sont la cause de 20 % des insuffisances rénales. La cause la plus fréquente est le diabète, qu'il soit insulino-dépendant ou non. Il peut entraîner, au bout de plusieurs années d'évolution, des lésions diffuses des petits vaisseaux au niveau de l'œil, du cœur, et des reins. Cette glomérulopathie diabétique évolue vers l'insuffisance rénale chronique terminale.
     

Les néphropathies interstitielles chroniques
Elles constituent 30 % des insuffisances rénales chroniques et sont caractérisées par des lésions du tissu interstitiel.

  • les pyélonéphrites sont dues à des infections urinaires très fréquentes, surtout chez la femme. La bactérie en cause est dans 85 % des cas un Escherichia Coli, colibacille provenant de la flore intestinale. Généralement peu graves, elles se localisent au niveau de la vessie. Mais si la bactérie atteint des voies urinaires qui se vident mal, soit du fait d'un obstacle (calcul, rétrécissement, grosse prostate), soit du fait d'une gêne fonctionnelle (reflux vésico-urétéral, malformation), elle se multiplie et remonte dans le rein. C'est la répétition de ces infections du rein, ou pyélonéphrites, qui provoque une inflammation du tissu interstitiel du rein. L'évolution vers l'insuffisance rénale terminale est lente (10 à 40 ans). Elle peut être retardée ou évitée par un traitement chirurgical associé à un traitement antibiotique qui lutte contre l'infection. La prévention passe par un examen biologique dès les premiers signes d'infection urinaire (cystite = brûlures et douleurs lors de la miction).
     
  • les intoxications chimiques peuvent être professionnelles ou médicamenteuses (néphotoxiques).

Les maladies vasculaires (Néphroangiosclérose)
Ces maladies sont dues à l'hypertension artérielle (HTA). L'HTA touche 10 % de la population. Dans 90 % des cas, elle survient sans cause précise et est dite « essentielle », cependant elle peut être une conséquence des maladies rénales. Si elle n'est pas traitée, elle lèse la paroi des vaisseaux, surtout ceux du cœur, du cerveau et des reins au bout de plusieurs années. Elle entraîne alors une insuffisance rénale chronique. Cette néphro-angiosclérose explique au moins 10 % des insuffisances rénales chroniques chez les malades âgés. Si l'HTA est bien traitée, on peut enrayer cette évolution.

Les maladies congénitales et héréditaires

  • La maladie polykystique (polykystose) est la plus fréquente : 8 % des insuffisances rénales chroniques sont dues à cette maladie, caractérisée par le développement de nombreux kystes dans les deux reins. C'est une maladie héréditaire qui touche les deux sexes. Le risque de transmission diffère selon la forme génétique. Elle peut évoluer à l'âge adulte vers l'insuffisance rénale chronique, mais de façon très lente. Un certain nombre de polykystoses n'atteignent jamais le stade de l'insuffisance rénale chronique terminale.
     
  • Le Syndrome d’Alport une maladie héréditaire caractérisée par des anomalies de la composition biochimique de la membrane basale du glomérule entraînant un défaut de filtration. L'association de troubles auditifs, voire oculaires et d'insuffisance rénale surtout chez le garçon doit faire penser à cette maladie.
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