Les Maladies Rénales

Les signes cliniques

Les signes cliniques de l'insuffisance rénale chronique ne sont pas toujours perceptibles car le plus souvent indolores.


Les signes cliniques de l’IRC

Il arrive que les signes avant-coureurs d’une insuffisance rénale chronique ne soient détectés que tardivement car ils sont le plus souvent indolores. Il reste important de pouvoir détecter les indices d’une défaillance rénale car il est possible de ralentir l'évolution, voire d’empêcher un arrêt total du fonctionnement des reins si la pathologie est prise en charge à temps. Sinon les signes cliniques vont progressivement s’installer, de manière très variable selon les sujets, certains arrivant à un stade très avancé sans beaucoup de symptômes cliniques. 

La diurèse 
La diurèse est la production d'urine par l'organisme. La capacité à uriner peut être un signe clinique dans la détection d’une IRC.

  • dans le cadre d’une insuffisance rénale aiguë (IRA), la diurèse du patient diminue ou quasi-disparait suite à des agressions brutales comme des intoxications, des chocs, ou des défaillances multi-viscérales. Ces IRA guérissent souvent avec le retour à une diurèse normale.
  • dans le cadre d’une insuffisance rénale  chronique (IRC), la diurèse peut paraître normale jusqu’à un stade tardif, donnant l’illusion d’un fonctionnement rénal normal. Cependant l’insuffisance rénale atteint un degré de gravité "pré-terminale" lorsque la créatinine est à 600-700 μml/L, l’urée à 50-60 mmol/L, et lorsque la clairance de la créatinine est au-dessous de 10ml/mn.

L’hypertension artérielle 
Elle est souvent l’un des premiers signes permettant de découvrir la maladie rénale. La résultante en est complexe mais elle explicable par deux facteurs importants :

  • l’accumulation de sel que les reins ne peuvent plus évacuer,
  • la sécrétion exagérée de substances hypertensives par le rein.

L’hypertension peut être modérée (180/100 mmHG) ou sévère (diastolique > 115 mmHG). Elle va retentir sur le coeur, le cerveau, et également sur les reins : l’élévation de la pression artérielle dans les vaisseaux déjà lésés du rein, va accélérer l’évolution de l’IRC.

L’anémie 
La diminution des globules rouges dans le sang est constante, sauf chez les malades atteints de polykystose. Elle entraîne un teint pâle, ainsi qu’une fatigue physique et intellectuelle du malade. Elle est due à un défaut de production par le rein d’une hormone nécessaire à la production des globules rouge, l’érythropoiétine (ou EPO).

Les troubles du calcium et du phosphore 
Les glomérules étant lésés, le phosphore n’est plus assez filtré et son taux s’élève dans le sang. Le calcium lui n’est plus absorbé par le corps. Ces troubles sont surtout marqués chez les enfants (rachitisme, retard de croissance) ; ils prendront une grande importance chez le dialysé.

Le coma urémique 
Ce stade ultime de l'évolution est marqué par des signes neurologiques (troubles de la conscience, obnubilation, convulsions), une démangeaison cutanée ("prurit") généralisé, un bruit de frottement à l'auscultation du cœur, une inflammation des glandes parotides. Dans le sang on notera, outre l'élévation de l'urée et de la créatinine, une diminution du pH ("acidose"), une élévation du potassium ("hyperkaliémie"), une diminution du sodium ("hyponatrémie") plus ou moins marquées.
L'épuration extra-rénale par dialyse permet d’éviter ces signes
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