Bourgogne

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Quelle excellente journée dont nous aurons plaisir à partager le souvenir, régions Bourgogne et Franche-Comté réunies en toute amitié !

Nous nous sommes vite sentis chez nous parmi nos amis francs-comtois, souriants, blaguant et, comme nous le savons bien, fort sympathiques.


L'apéritif et le déjeuner ont été servis par des hôtesses parfaites, dynamiques et souriantes, aux petits soins, pendant que l'accordéoniste nous enchantait d'airs d'un autre temps, que «les moins de 50 ans ne peuvent pas connaître».
Un temps idéal pour naviguer et apprécier de magnifiques paysages fort bien décrits par Antoine Michel, surnommé «le «Capitaine», notre guide à la barre.

Il attirait notre attention, au fil de l'eau, sur quelques anecdotiques particularités tenant, notamment, aux deux versants du lac que nous traversions, alimenté par les eaux du Doubs, français d'un côté et suisse de l'autre, comme en témoigne le fanion. 
Il nous faisait découvrir certains rochers sculptés par le temps, tels le défilé du Rocher de l'écho, le rocher du Sphinx, le rocher du Pêcheur d'où plongeait l'Abbé Simon, surnommé en son temps «le Curé volant». Il évoquait avec verve et brio de mystérieuses grottes, telle la Grotte du Roi de Prusse (ou grotte de la Toffière, ou Grotte de l'ours), côté suisse - en témoigne le drapeau peint sur la roche au-dessus de l’entrée - dans laquelle ont été découverts les ossements de trois ours polaires, il y a quelques années.

Puis vint le moment de l'escale, le groupe au complet débarque à terre pour une petite demi-heure de randonnée pédestre, bucolique et digestive jusqu'à la fameuse chute qui déferle en cascade sur les rochers, avant d'embarquer à nouveau pour le retour, et la dégustation de fromages du terroir puis d'un dessert préparé par la pâtisserie Viennet de Villers-le-Lac, non sans passer devant le rocher où sont matérialisées en rouge et mémorisées les crues historiques.

Notre guide ne manque pas de souligner, avant de nous quitter, que ces croisières font une pause durant la période hivernale,  le lac gelé devenant alors le domaine des patineurs.

Les bourguignons n'étaient pas très nombreux : 9 sur une soixantaine de participants mais il fallait compter deux heures de route depuis Dijon. Alors, depuis Auxerre ou Nevers, autant partir la veille ! Ce, tandis que nous déplorions 8 défections pour problèmes de santé, hélas inhérents à la vocation de notre association, dont celle, non négligeable et bien regrettée, de notre président Michel Eloy qui nous a fait part de sa déception par la voix de sa compagne, Nicole, lors de la lecture de son message au départ de la croisière.