Paris Ile-de-France

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EXTRAITS du communiqué de presse mis en ligne le 06 octobre 2021

« Dans son avis du 23 août, la HAS recommandait l'administration d'une dose de rappel pour les personnes les plus à risque de faire une forme sévère de la maladie. A l’occasion de l'avis favorable de l'Agence européenne du médicament (EMA) pour l’utilisation du vaccin Pfizer en rappel, la HAS recommande d'étendre ce rappel à l’ensemble des professionnels qui prennent en charge ou accompagnent ces personnes vulnérables (soignants, transports sanitaires et professionnels du secteur médico-social). Elle préconise également de le proposer à l'entourage des personnes immunodéprimées.

Impact d’une dose de rappel sur la protection contre le virus et sur sa transmission

L’efficacité vaccinale baisse progressivement dans le temps à partir du 6ème mois après la primovaccination complète : les dernières études sur des données en vie réelle confirment cette diminution - avec néanmoins une efficacité contre les formes graves qui reste à un niveau élevé. Ce déclin est observé quel que soit le vaccin administré et dans tous les groupes d’âges, même si son niveau diffère selon les groupes. Cette baisse de la protection semble relever à la fois d’une moindre efficacité des vaccins vis-à-vis du variant Delta et d’une diminution progressive dans le temps de l’efficacité du schéma avec deux doses de vaccins. La dose de rappel permet de relever l’efficacité vaccinale sur les cas d’infection et les formes sévères ».

« L’administration d’une dose de rappel diminuerait également la charge virale et de fait, probablement la contagiosité des personnes développant une infection par le SARS-CoV-2 ».

« Une dose de rappel élargie aux soignants et à l’entourage des personnes immunodéprimées

Limiter la transmission du virus SARS-CoV-2 et protéger les plus vulnérables reste primordial. Il est donc nécessaire de renforcer la protection vaccinale des populations les plus exposées au virus et susceptibles de transmettre la maladie aux personnes étant à leur contact, en particulier si celles-ci sont à risque de faire une forme sévère de Covid-19 ou d’en mourir. Or, en dépit des précautions prises, on observe toujours un nombre significatif d’infections par le SARS-CoV-2 en établissement (de soins ou d’hébergement pour personnes âgées dépendantes).

C’est pourquoi, la HAS recommande d’administrer une dose de rappel à 6 mois chez les professionnels du secteur de la santé et du secteur médico-social mais également à l’ensemble des professionnels du transport sanitaire, quel que soit leur mode d’exercice, y compris bénévole, et quel que soit leur âge. Cela représente environ 3,5 millions de personnes. Cette dose de rappel doit ainsi permettre de leur conférer la meilleure protection possible face au variant Delta et de contribuer, en limitant la propagation de la maladie, à la protection des personnes qu’ils prennent en charge ou accompagnent.

En outre, dans le même objectif de renforcer la protection des plus vulnérables face à la Covid-19, la HAS réaffirme la stratégie dîtes de « cocooning », en recommandant une dose de rappel chez les personnes adultes âgés de plus de 18 ans, dans l’entourage des personnes immunodéprimées (entre 350 000 et 400 000 personnes d’après les estimations du Conseil d’orientation de la stratégie vaccinale - COSV). En effet, chez ces personnes, la réponse immunitaire à la vaccination est souvent diminuée, rendant celle-ci moins efficace ».

Egalement : 

« La HAS souligne l’importance de la vaccination contre la grippe saisonnière (particulièrement au vu des premières données épidémiologiques disponibles sur la circulation des virus grippaux) et du rappel contre la Covid-19 afin de maintenir un niveau élevé de protection pendant la période hivernale des populations vulnérables (personnes de 65 ans et plus, et personnes présentant des comorbidités) et des professionnels du secteur de la santé et du secteur médico-social, surexposés et en contact régulier des plus vulnérables »