Pays de la Loire

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SEMAINE MONDIALE DU BON USAGE DES ANTIBIOTIQUES - DU 12 AU 18 NOVEMBRE 2018

Cette semaine a été organisée à l'initiative de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS). France Assos Santé souhaite sensibiliser les usagers à la problématique de l'antibiorésistance qui les concerne en leur apportant quelques clefs pour leur permettre d'agir à leur niveau dans leur quotidien.

En effet, il a été constaté que malgré les différents plans d'action mis en place par les pouvoirs publics, la consommation d'antibiotiques continue de progresser en France. Cette consommation excessive est un des facteurs du développement préoccupant de la résistance bactérienne aux antibiotiques qui constitue un enjeu de santé publique pour les années à venir avec des conséquences potentiellement dévastatrices pour la santé humaine.

Céline Reuilly, chargée de communication et animation réseau auprès de France Assos Santé, a adressé à la presse un communiqué dont nous vous faisons part intégralement ci-après :

COMMUNIQUE DE PRESSE DU 13 NOVEMBRE 2018
LUTTER CONTRE LA RÉSISTANCE AUX ANTIBIOTIQUES : UNE PRIORITÉ POUR TOUS POUR SAUVER LEUR EFFICACITÉ

Malgré les différents plans d’action mis en place par les pouvoirs publics, la consommation d’antibiotiques continue de progresser en France. Cette consommation excessive est un des facteurs du développement préoccupant de la résistance bactérienne aux antibiotiques qui constitue un enjeu majeur de santé publique pour les années à venir avec des conséquences potentiellement dévastatrices pour la santé humaine.

A l’occasion de la semaine mondiale du bon usage des antibiotiques, organisée à l’initiative de l’Organisation Mondiale de la Santé, France Assos Santé souhaite sensibiliser les usagers à cette problématique qui les concerne en leur apportant quelques clefs pour leur permettre d’agir à leur niveau dans leur quotidien.

Un dossier d’information est ainsi publié sur notre site grand public «66 Millions d’Impatients» qui aborde :

‐ Les données de consommation afin d’expliciter les facteurs qui contribuent à maintenir le recours aux antibiotiques à un niveau élevé et sur lesquels il nous faut donc agir individuellement et collectivement.

‐ Le rôle joué par l’élevage industriel et les animaux domestiques.

‐ Le cas du traitement antibiotique de l’angine et des autres affections ORL avec de nombreuses prescriptions injustifiées d’antibiotiques contribuant ainsi au développement de l’antibiorésistance.

‐ Des exemples d’actions concrètes que chacun des acteurs (patients, médecins, industriels, pouvoirs publics…) peut mettre en place.

Il est donc essentiel de participer à une prise de conscience générale pour modifier nos habitudes sur le développement de l’antibiorésistance. La sensibilisation des publics doit porter sur deux domaines en particulier :

Pratiques médicales : éviter le recours trop systématique aux antibiotiques dans les cas nombreux et bien identifiés où l’antibiothérapie n’est pas justifiée. Une identification précise de l’antibiotique approprié est souvent justifiée et les tests d’orientation rapide devraient être plus souvent utilisés. La modification des réflexes de trop de prescripteurs et de trop de patients / usagers est essentielle. L’antibiothérapie doit être replacée pour ce qu’elle est dans l’arsenal thérapeutique : un traitement d’une extrême efficacité lorsqu’il est utilisé à bon escient, mais dont le mésusage peut entrainer des effets secondaires retardés, la modification du microbiote en particulier chez l’enfant. Au niveau collectif la surprescription des antibiotiques est une grave erreur et la menace de l’antibiorésistance doit être prise au sérieux.

Habitudes de production : nous devons maintenir nos efforts qui ont permis ces dernières années de réduire drastiquement le recours aux antibiotiques dans les élevages ovins, bovins et porcins pouvant conduire à l’ingestion humaine de bactéries résistantes chez les animaux.

La lutte contre les bactéries résistantes nécessite également de consacrer les moyens suffisants à la recherche de nouvelles classes d’antibiotiques efficaces et accessibles à tous. Les industriels du médicament communiquent largement sur leur engagement sans faille dans le développement de nouvelles thérapies ; la réalité est cependant toute autre et nombre d’entre eux se sont débarrassé des activités de recherche sur les anti-infectieux ne la jugeant pas prioritaire, car insuffisamment rentables. La relance de la recherche publique et privée constituera également une des principales clés pour répondre à ce défi vital.

Contact presse : Celine Reuilly – 06 18 13 66 95 -

communication@france-assos-sante.org