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Don d’organes et greffe : des pistes pour améliorer l’accès à la transplantation

National
Prelevement et greffe - les enjeux du prochain plan greffe

Le 2 octobre 2026, notre association a participé à une réunion avec Mickaël Benzaqui consacrée au prélèvement et à la transplantation d’organes en France. Les échanges ont souligné l’écart entre les objectifs nationaux et leur application sur le terrain. Dans la perspective du prochain plan greffe, plusieurs pistes ont été identifiées pour améliorer l’accès à la transplantation, dont certaines à moyens constants.

Un accès à la greffe encore insuffisant

Chaque année, environ 1 000 patients décèdent en attente d’une greffe et autant quittent la liste à cause de la dégradation de leur état de santé. La transplantation rénale représente 75 à 80 % des transplantations et permet notamment de réduire les coûts de dialyse et de transport sanitaire. La priorité est de rendre pleinement effectifs les dispositifs existants.

Une gouvernance et des financements à clarifier

Les responsabilités restent mal définies entre administrations centrales, Agence de la biomédecine et ARS. Le suivi des crédits dédiés est également insuffisant. Les propositions comprennent la réversion des crédits non utilisés, des indicateurs précis dans les contrats pluriannuels d’objectifs et de moyens, des mécanismes de bonus/malus et une responsabilité accrue des directions d’établissements sur les résultats.

Renforcer les coordinations et la certification

Le prélèvement et la greffe devraient intégrer la certification des établissements, avec une évaluation des coordinations, des entretiens avec les proches, du recensement des donneurs et de l’activité réalisée.

Les coordinations connaissent un sous-effectif et un turnover importants : environ 127 équivalents temps plein infirmiers manqueraient dans les 180 coordinations financées. Un diplôme ou statut spécifique, une meilleure rémunération et la stabilisation des équipes sont préconisés.

Mieux comprendre l’opposition au don

Le taux d’opposition est passé d’environ 30 % à 39,2 %, avec une hausse particulièrement marquée chez les 16-25 ans depuis 2020. Les causes doivent être mieux étudiées avant de nouvelles campagnes. Une information éducative durable, notamment au collège et au lycée, devrait présenter le don comme un enjeu de citoyenneté et mieux faire connaître le don vivant.

Le recensement des donneurs potentiels et la qualité des entretiens avec les proches restent aussi essentiels. La formation des coordinations et leur articulation avec le médecin réanimateur devraient être évaluées, en s’appuyant notamment sur l’accompagnement progressif pratiqué en Espagne.

Développer Maastricht III et le don vivant

Seuls 60 centres sur 180 autorisés au prélèvement seraient habilités au protocole Maastricht III. Pour développer cette activité, des équipes spécialisées régionales pourraient intervenir dans les établissements sans expertise suffisante, plutôt que de transférer les patients en fin de vie. Le modèle Pau-Bordeaux illustre la possibilité de partager le forfait sans surcoût majeur.

Enfin, confier à l’Assurance maladie la prise en charge financière des donneurs vivants permettrait de limiter les avances de frais, de simplifier les démarches et d’améliorer leur suivi à long terme.

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