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maladies rénales

Les maladies rénales

Les maladies rénales
Différentes maladies peuvent atteindre les reins, mais elles peuvent avoir une même conséquence : la destruction progressive et irréversible du tissu rénal et, à terme, l’insuffisance rénale chronique.
Parmi les principales causes d’insuffisance rénale chronique sévère, le diabète et l’hypertension artérielle occupent une place majeure. À eux deux, ils représentent près de la moitié des causes identifiées chez les personnes débutant un traitement de suppléance de l’insuffisance rénale chronique en France.
D’autres maladies peuvent également endommager les reins : maladies des glomérules, maladies vasculaires, infections urinaires compliquées ou répétées, maladies héréditaires, certaines substances ou certains médicaments toxiques pour les reins, etc.

Le diabète: une cause majeure de maladie rénale

Le diabète peut, lorsqu’il est présent pendant plusieurs années et insuffisamment contrôlé, endommager progressivement les petits vaisseaux sanguins du rein. Cette atteinte, appelée néphropathie diabétique, altère les glomérules, les petites structures qui assurent la filtration du sang.

La présence d’albumine dans les urines peut être l’un des premiers signes d’une atteinte rénale liée au diabète. Avec le temps, la fonction des reins peut progressivement diminuer et conduire à une maladie rénale chronique, voire à une insuffisance rénale nécessitant une dialyse ou une greffe.

Le contrôle du diabète, de la pression artérielle et des autres facteurs de risque cardiovasculaire, associé à un dépistage régulier de l’atteinte rénale, permet de réduire le risque de progression. Le ministère de la Santé identifie d’ailleurs le diabète et l’hypertension parmi les principaux facteurs de risque de maladie rénale chronique.

L'hypertension artérielle : un facteur de risque majeur

L’hypertension artérielle (HTA) exerce une pression excessive et prolongée sur les parois des vaisseaux sanguins. Au fil des années, elle peut endommager les petits vaisseaux du rein et altérer progressivement sa capacité à filtrer le sang.

Cette atteinte vasculaire du rein est notamment appelée néphro-angiosclérose.

L’hypertension peut ainsi être à la fois une cause et une conséquence d’une maladie rénale : une maladie rénale peut favoriser ou aggraver l’hypertension, tandis qu’une hypertension insuffisamment contrôlée peut accélérer la dégradation de la fonction rénale.

Une prise en charge adaptée de la pression artérielle est donc essentielle pour protéger les reins.

Les maladies glomérulaires

Les glomérules sont de petites structures situées dans les reins qui jouent un rôle essentiel dans la filtration du sang. Certaines maladies peuvent les atteindre directement.

Les glomérulonéphrites

Les glomérulonéphrites regroupent différentes maladies inflammatoires qui touchent les glomérules.

Leurs causes sont très diverses : certaines sont liées à un dérèglement du système immunitaire, à une infection ou à une autre maladie. On distingue notamment les glomérulonéphrites dites primitives, lorsqu’elles concernent principalement le rein, et les atteintes glomérulaires secondaires à une maladie générale.

Leur évolution est très variable selon leur cause et leur forme. Certaines peuvent rester stables pendant de nombreuses années, tandis que d’autres peuvent entraîner une diminution plus rapide de la fonction rénale.

Le diagnostic repose sur différents examens, notamment des analyses de sang et d’urines. Dans certaines situations, une biopsie rénale est nécessaire pour identifier précisément la maladie et orienter le traitement.

Les atteintes glomérulaires liées à d’autres maladies

Les glomérules peuvent également être endommagés par des maladies générales, notamment :

  • le diabète, qui constitue l’une des principales causes d’insuffisance rénale sévère ;
  • certaines maladies auto-immunes ou inflammatoires ;
  • certaines infections ;
  • certaines maladies héréditaires.

L’atteinte rénale peut être progressive et longtemps silencieuse. Un dépistage régulier permet de la détecter plus précocement.

Les nephropathies interstitielles chroniques

Les néphropathies interstitielles touchent le tissu situé entre les différentes structures du rein.

Elles peuvent avoir des causes très diverses, notamment certaines infections répétées, des anomalies des voies urinaires, des maladies inflammatoires ou l’exposition prolongée à certaines substances toxiques pour les reins.

Les pyélonéphrites

La pyélonéphrite est une infection qui atteint le rein. Elle survient généralement lorsqu’une infection urinaire se propage vers les voies urinaires supérieures.

La bactérie la plus fréquemment responsable est Escherichia coli, une bactérie habituellement présente dans la flore intestinale.

Certaines situations favorisent la remontée des bactéries vers le rein, notamment un obstacle à l’écoulement des urines — par exemple un calcul ou une hypertrophie de la prostate — ou certaines anomalies des voies urinaires.

Une pyélonéphrite nécessite une prise en charge médicale et un traitement antibiotique adapté.

Les infections rénales répétées ou associées à une anomalie persistante des voies urinaires peuvent, dans certaines situations, entraîner des lésions rénales chroniques. La prise en charge de la cause sous-jacente est alors essentielle.

Une fièvre, des douleurs lombaires ou sur le côté, des frissons, associées à des symptômes urinaires, doivent conduire à consulter rapidement.

Les substances toxiques pour les reins

Certaines substances peuvent endommager les reins. Il peut s’agir de produits chimiques, de substances utilisées dans certaines activités professionnelles ou de médicaments néphrotoxiques, c’est-à-dire susceptibles d’altérer la fonction rénale dans certaines circonstances.

Le risque dépend notamment de la substance concernée, de la dose, de la durée d’exposition et de l’état de santé de la personne.

Il est particulièrement important de ne pas prendre ou prolonger un traitement sans avis médical, notamment en cas de maladie rénale connue.

Les maladies vasculaires du rein

Les reins sont particulièrement sensibles aux atteintes des petits vaisseaux sanguins, car ils sont très fortement vascularisés.

L’hypertension artérielle prolongée peut provoquer des lésions des vaisseaux rénaux et contribuer à une diminution progressive de la fonction des reins.

À l’inverse, une maladie rénale peut elle-même provoquer ou aggraver une hypertension artérielle.

Le contrôle de la pression artérielle est donc l’un des éléments essentiels de la protection des reins.

Les maladies congénitales et héréditaires

Certaines maladies rénales sont présentes dès la naissance ou sont liées à une anomalie génétique transmise au sein d’une famille.

La polykystose rénale

La polykystose rénale, ou maladie polykystique des reins, est l’une des maladies rénales héréditaires les plus fréquentes.

Elle se caractérise par l’apparition progressive de nombreux kystes remplis de liquide dans les reins. Ces kystes peuvent augmenter de taille et de nombre au fil des années, entraînant une augmentation du volume des reins et, chez certaines personnes, une diminution progressive de leur fonction.

L’évolution est très variable d’une personne à l’autre. Certaines personnes conservent une fonction rénale satisfaisante toute leur vie, tandis que d’autres développent une maladie rénale chronique avancée.

La polykystose peut également s’accompagner d’autres manifestations, notamment cardiovasculaires.

Le syndrome d’Alport

Le syndrome d’Alport est une maladie génétique rare qui affecte notamment la membrane basale des glomérules, indispensable à la filtration du sang.

Il peut provoquer la présence de sang dans les urines, puis une diminution progressive de la fonction rénale. Des troubles de l’audition et certaines anomalies oculaires peuvent également être associés à la maladie.

La présence, dans une même famille, de maladie rénale, de sang dans les urines et de troubles auditifs doit notamment faire évoquer cette maladie.

Des maladies différentes, un même enjeu: protéger les reins

Les maladies rénales ont des causes très diverses. Le diabète et l’hypertension artérielle constituent toutefois des causes majeures d’insuffisance rénale sévère et sont donc des cibles essentielles de prévention.

De nombreuses maladies rénales évoluent silencieusement, sans symptômes évidents pendant longtemps. C’est pourquoi le dépistage est particulièrement important chez les personnes présentant des facteurs de risque, notamment en cas de diabète, d’hypertension artérielle, de maladie cardiovasculaire, d’obésité ou d’antécédents familiaux de maladie rénale.

Détecter une maladie rénale suffisamment tôt permet de mettre en place une prise en charge adaptée et, dans de nombreux cas, de ralentir son évolution.

Pour aller plus loin, et mieux comprendre les interactions entre certaines maladies chroniques, vous pouvez consulter le site: https://maux-croises.fr/comprendre-les-maladies-croisees/