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N°187
septembre 2026
Edito
La force de France Rein, c’est notre fédération
Cet éditorial est particulier pour moi : c’est le premier que j’écris en tant que président de France Rein. Mais je souhaiterais tout de suite préciser qu’avant d’être président, j’ai surtout été, et je reste, un patient.
Atteint de la maladie de Berger à 17 ans, j’ai connu une première greffe à 33 ans, qui m’a permis de vivre pendant vingt-cinq ans sans dialyse. Puis sont venues cinq années de dialyse, avant une nouvelle greffe il y a trois ans, juste avant ma retraite.
Ce parcours m’a fait connaître la maladie rénale chronique, ses contraintes et ses incertitudes, mais aussi les progrès de la prise en charge et de la transplantation. Il m’a surtout appris que derrière chaque parcours médical, il y a une personne, une histoire, des espoirs et une vie que l’on souhaite continuer à vivre pleinement.
Le 7 juin 2026, c’est avec émotion et avec le sentiment d’une grande responsabilité que j’ai accepté la présidence de France Rein.
Être président n’est pas une aventure individuelle : c’est s’inscrire dans une histoire collective et contribuer, avec d’autres, à la faire avancer.
Je mesure la confiance qui m’est accordée, mais je sais aussi que cette fonction ne peut s’exercer seul. Être président n’est pas une aventure individuelle : c’est s’inscrire dans une histoire collective et contribuer, avec d’autres, à la faire avancer.
Pour ce mandat, un mot guidera avant tout mon engagement : fédérer.
Fédérer, c’est faire vivre ce qui constitue la force de France Rein : l’engagement de nos associations régionales et leur proximité avec les patients. Patients, proches, bénévoles, professionnels de santé, salariés de l’association et partenaires : chacun a son rôle à jouer. Je souhaite renforcer les liens qui nous unissent, favoriser l’écoute et le dialogue et, ensemble, porter une voix collective forte au service de toutes les personnes concernées par les maladies rénales.
Je souhaite être un président qui rassemble, qui écoute et qui agit avec tous. Car mon histoire m’a appris que l’on traverse rarement la maladie seul. On avance grâce à ceux qui nous accompagnent, nous informent, nous soutiennent et nous redonnent confiance.
Il en va de même pour notre association : c’est ensemble que nous pourrons poursuivre et faire avancer les combats de France Rein.
Parce que notre force n’est pas celle d’un président. Notre force, c’est celle de notre fédération.
Hervé Ancelet
Président de France Rein
